Poste de défense contre les sous-marins, pointe du Château (Plougrescant)
— Plougrescant (Côtes-d’Armor)
📝 Description
Batterie Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu isolé à Plougrescant. Son origine remonte aux périodes suivantes : 1er quart 20e siècle, 1900, 1924. Historique : La garnison- Guerre : 1 maréchal des logis, 1 brigadier, 14 hommes du rang. - Marine : 1 premier-maître, 1 quartier-maître, 3 matelots.L’armement individuel- 13 fusils modèle 1884, plus 180 cartouches, soit environ 13 cartouches par fusil. Cette dotation en munitions de petit calibre est des plus "maigre", du point de vue du premier-maître chef du P.D.C.S.M. Il demande à sa hiérarchie un approvisionnement de 2 000 à 3 000 cartouches, le minimum indispensable d’après lui.L’hébergementLe personnel de la Guerre est logé dans la villa de madame Nina d’Asti. La cuisine fonctionnelle fait aussi fonction de réfectoire. Le sous officier dort dans la salle à manger, le salon est affecté aux soldats. Tous les locaux sont pourvus d’une cheminée. L’alimentation en eau est assurée par le puits qui se trouve entre la villa et la maison du garde. Sur ce puits est installée une pompe alternative aspirante et foulante qui alimente directement la villa.État des lieux aujourd’huiUn siècle plus tard, la position de cette batterie est identifiable aux deux demi circulaires dentelées, noyées dans le béton des emplacements de tir. Il s’agit des seuls vestiges, d’un Poste de Défense Contre les Sous-Marins (P.D.C.S.M.) de la grande Guerre 1914-1918, qui subsistent dans les Côtes-d’Armor. Cette aire est ravalée aujourd’hui au rang de "point de vue". A une petite centaine de mètres au sud-ouest de cette position, le puits qui alimentait la villa de Madame Nina d’Asti est visible en bordure de la piste qui mène à Castel Meur.ÉpilogueDans les années 1990, après avoir acquis le site, le Conservatoire du littoral a fait détruire la villa. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet