Lycée Benjamin Franklin, 1 rue de la Forêt (Auray)
— Auray (Morbihan)
📝 Description
Lycée Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu en ville à Auray. Son origine remonte aux périodes suivantes : 4e quart 20e siècle ; 1er quart 21e siècle, 1975, 2024. Historique : Le 21 janvier 1978, le comité local d'action laïque d'Auray, pose une "première pierre" symbolique du lycée d'Auray (toujours conservée au lycée), en présence des militants laïques Bruno Mory et Yvon Le Guyadec. C'est l'un des points d'orgue des actions engagées pour obtenir l'implantation d'un lycée public d'enseignement général entre Vannes et Lorient. D'autres lycées suivront dans des villes moyennes du Morbihan, en périphérie de Lorient notamment : Hennebont (1986), Lanester (1994)...Le mois suivant, le directeur des services technique de la Ville présente au maire un plan d'aménagement des vastes terrains, de plus de 19,5 ha, acquis dix ans plus tôt par la commune, au lieu dit La Forêt (conseil municipal du 14 juin 1968). Il s'agit d'une esquisse de plan d'urbanisation d'un nouveau quartier, entre la route nationale Vannes -Lorient et la rivière du Loch. Un emplacement y est réservé pour le lycée. Quelques mois après, en juillet 1978, le ministère de l’Éducation Nationale décide de programmer la construction d'un lycée à Auray. Dans le n°4 du journal municipal d'Auray, daté de décembre 1978, la municipalité remercie "tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, (...) ont aidé à obtenir le lycée". Les remerciements sont appuyés pour M. Christian Bonnet, ministre de l'Intérieur et député de la circonscription.Le lycée ouvre, en septembre 1980, et est inauguré, le 4 décembre de la même année, en présence de trois ministres et d'un représentant de l'ambassade des États-Unis - le lycée prend le nom de Benjamin Franklin. Dans son discours inaugural, le maire d'Auray, Michel Naël, précise de le lycée a coûté "1 milliard 100 000 francs", apportés à 80% par l’État et à 20% par la commune.L'architecte Yves Guillou a été choisi pour donner les plans de cet établissement. C'est un habitué des programmes scolaires, avec à son actif plusieurs dizaines d'établissements : lycée agricole, collèges, collèges d'enseignement techniques, écoles primaires... Ce lycée est cependant distinctif au sein de cette production pléthorique, souvent en association avec une entreprise générale de construction, l'Entreprise du Centre implantée à Lorient puis à Quéven (56). Nous sommes dans une période de transition : la trame de 1,75 mètres reste le module de base pour l'élaboration des plans, mais les normes qui conduisaient à ne concevoir que des barres s'assouplissent. L'emprise au sol du bâti s'étale. Des patios permettent à la lumière naturelle de pénétrer dans l'épaisseur des bâtiments pour éclairer les circulations ou le CDI, qui occupe une place centrale.A peine ouvert, le lycée connaît un succès tel qu'il doit être agrandi. La ville met, un temps, à disposition des salles au Penher. Une première extension de 6 classes est programmée et confiée au même architecte, Yves Guillou, en juillet 1983 (livraison janvier-février 1984). D'autres suivront, au début des années 1990.En novembre 2011, est inauguré un service de restauration entièrement neuf, dont l'architecte est Michel Grignou, déjà auteur d'un réfectoire et des cuisines au lycée Brizeux de Quimper.En 2019, un concours pour un projet de restructuration complète est organisé.Le lycée, qui a été construit pour une population de proximité, ne comporte pas d'internat. Il accueille en 2018-2019, 1254 élèves, dont 693 jeunes filles et 1097 demi-pensionnaires. Il prépare aux baccalauréats généraux, à différents bacs technologiques "sciences et technologies du management et de la gestion" et au BTS "négociation et relation client". Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet