Chapelle Notre-Dame-de-Tronoën (Saint-Jean-Trolimon)
— Saint-Jean-Trolimon (Finistère Sud)
📝 Description
Chapelle Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu isolé à Saint-Jean-Trolimon. Son origine remonte aux périodes suivantes : 15e siècle ; 16e siècle, 1400, 1599. Historique : Face à l’immensité de la baie d'Audierne, la chapelle de Tronoën, sujet d'inspiration pour de nombreux peintres, a principalement retenu l'attention des spécialistes de l'art breton pour son remarquable calvaire, l'un des plus anciens du genre en Bretagne. La chapelle est bâtie au sud d’une ancienne enceinte cultuelle gauloise près de laquelle aurait existé à l’époque romaine un sanctuaire dédié à Vénus : on a trouvé aux alentours du site au XIXe siècle une importante quantité de figurines en terre cuite de cette divinité. On ignore tout des édifices qui ont précédé l'actuelle construction. La mention à “ BodocKapsithun ” (Beuzec-Cap-Sizun) d’une dépendance de l'ordre des Hospitaliers, alors que Saint-Jean-Trolimon relevait anciennement de la paroisse-mère de Beuzec-Cap-Caval, a entraîné l’attribution hâtive et erronée de l’édifice aux Hospitaliers. Les circonstances de la construction de l’actuelle chapelle, une des rares du diocèse de Cornouaille entièrement voûtée, sont mal connues. Il faut toutefois très certainement en attribuer la commande à la famille des barons du Pont sur le territoire de laquelle elle se situe et qui par d'importants travaux transforme au cours du XVe siècle son château de Pont-L’Abbé en une puissante forteresse doublée d’une luxueuse résidence. Il est possible que la reconstruction de la chapelle de Tronoën ait été initiée vers 1420 par Hervé V, baron du Pont, personnage de premier plan qui représente le duc en Cornouaille à la charnière entre le XIVe et le XVe siècle. Le chantier, interrompu par la mort de ce dernier puis par celle de son fils Hervé VI en 1425, aurait pu reprendre vers 1440 sous Jean II qui, par son mariage avec Marguerite de Rostrenen, hisse la maison de Pont-L’Abbé aux premiers rangs parmi les lignages féodaux de Bretagne. Enfin, la personnalité de l’évêque Bertrand de Rosmadec, qui eut un rôle de premier plan dans la construction du couvent des Carmes de Pont-L’Abbé, n’est certainement pas étrangère à la qualité exceptionnelle de la chapelle de Tronoën dont le chantier est contemporain de la reconstruction de la nef de la cathédrale de Quimper. Sans doute en partie à cause de son isolement, la chapelle est parvenue jusqu'au XXe siècle dans un état d'authenticité remarquable, sans transformations ni ajouts. Elle se trouvait en très mauvais état à la fin des années 1960 et fit l'objet à partir de 1982 d’une importante restauration qui a permis, à partir de vestiges retrouvés, de restituer l'idée de la polychromie intérerieure d’origine, en deux couleurs d'ocre, rouge et jaune. Le calvaire a été restauré en 2000. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet