Fort de Châteauneuf (Saint-Père-Marc-en-Poulet)
— Saint-Père-Marc-en-Poulet ()
📝 Description
Fort ; corps de garde ; batterie Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu isolé à Saint-Père-Marc-en-Poulet. Son origine remonte aux périodes suivantes : 4e quart 18e siècle, 1775, 1799. Historique : Fonction : protéger Saint-Malo du côté de la terre. Système défensif de Saint-Malo. Contrôle du croisement des routes de Saint-Malo-Rennes, Dinan-Pontorson. Contrôle de la remontée de la Rance par l'artillerie. Châteauneuf (fort de) : Place de Saint-Malo, Sud de la ville, 1777-1785. 39 m/alt. Une seule mention de ce fort a été dénichée au sein de la bibliographie. Prévu pour garantir la rive de droite de la Rance face à la grande anse de Cancale, c'est un quadrilatère dont chaque saillant possède son bastion (du Roy, d'Artois, de la Reine et Monsieur). Son casernement abritera 600 hommes, mais il semble bien que son armement n'ait jamais excédé 18 canons, ce, à l'époque de la Révolution [...]. (Index de la fortification française 1874-1914). - La 1ère pierre est posée le 14 juillet 1777 par la marquise Baude de la Vieuville conduite par monsieur de Carpilhet et monsieur de Lorandal, colonel du régiment d'Armagnac. - Arrivée du chemin de fer au fort en 1885. - Déclassement du fort en 1889. - Camp de prisonniers durant la 1ère guerre mondiale. - Dépôts de munitions durant la 2ème guerre mondiale : obus pour canons de 194 mm et 75 mm, torpilles de la Kriegsmarine. - 1944 : pétardage d'une partie des casernements du fort lors de la débâcle allemande. - Brève occupation américaine à la Libération. - Déblaiement du fort d'octobre 1944 à 1950. - 1955 : le fort est classé comme établissement servant à la conservation, à la manipulation ou à la fabrication des poudres, munitions d'artifices ou explosifs. - Dépôts de munitions issues du déminage des plages. - Déclassement de la ligne de chemin de fer. - Déclassement du fort par l'armée en 1985. - Rachat du fort par la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet en 1989. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet