Maison dite de Vannes et sa femme, 3 rue du Bienheureux Pierre René Rogue (Vannes)
parcelle d'angle ; plan simple en profondeur ; encorbellement ; façade droite ; maison à pignon sur rue — Vannes (Morbihan)
📝 Description
Maison Ce site patrimonial est un parcelle d'angle ; plan simple en profondeur ; encorbellement ; façade droite ; maison à pignon sur rue situé en milieu en ville à Vannes. Son origine remonte aux périodes suivantes : 16e siècle ; 17e siècle, 1500, 1699. Historique : Grande maison de marchand connue sous le nom de "Vannes et sa femme"en raison de la célèbre ronde bosse des bustes de Vannes et sa femme encastrée sur sa façade nord. Maison dont il existe une déclaration établie en 1677 pour Julienne Ehanno compagne de Jean Queneau, sieur de Lormouet, marchand, ouvrant sur la rue de "La Laiterie" à l'époque, aujourd'hui rue du Bienheureux Pierre René Rogue avec une cour qui correspond à la cour actuelle, une buanderie d'où la présence du puits dans la cour et une écurie. Les caractéristiques du pan de bois, malgré les remaniements opérés font remonter la maison au 16e siècle bien qu'il existe dans le rentier du domaine ducal dressé entre 1455-1458 (cf annexes et références documentaires jointes) une maison signalée à cet emplacement qui appartient à un certain Jehan Guillemoto. La cheminée à colonnettes du premier étage est un type de cheminée du 16e siècle. L'escalier tournant à retours avec jour remplace au 17e siècle l'escalier d'origine, sans doute en vis. Le pan de bois de la façade est montre des traces de remaniement : une reprise de l'encorbellement d'origine, en même temps que la surélévation d'un étage pour créer un étage supplémentaire en réduisant la hauteur de l'étage carré initial très important mais que le manque de place par la suite faisait trouver exagéré : les têtes de poutre qui reposent sur de petites pièces horizontales entre deux poteaux et qui sont soutenues par des poteaux supplémentaires visibles en façade sont issues de cette opération. Au 19e siècle, le partage de la propriété de la moitié du rez-de-chaussée de la maison (celui vers le sud) avec le n°1 de la rue explique la demande "d'élever jusqu'au 2ème étage sur le mur de clôture de la cour un pan de bois" par sa propriétaire Perrine Gicquel. Ce qui permet d'expliquer l'augmentation vers le sud de la façade est et l'existence de la galerie sur cour correspondante. Les clichés anciens montrent bien l'existence de ces deux boutiques, séparées entre elles par des vitrines et des accès différents, ainsi que par la porte d'entrée donnant accès au restaurant actuel et à l'escalier du 17e siècle. L'épaisseur du mur à cet endroit peut peut-être signifier un mur de séparation entre deux logis. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet