Ferme, le Brézel (Montours fusionnée en Les Portes du Coglais en 2017)
— Les Portes du Coglais ()
📝 Description
Ferme Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu isolé à Les Portes du Coglais. Son origine remonte aux périodes suivantes : 2e moitié 16e siècle, 1550, 1599. Historique : En 1833, lors de la réalisation du premier cadastre communal, ce lieu était mentionné comme "la ferme du Brézel". A l'époque, le bâtiment correspondant au logis était beaucoup plus développé ; ainsi, il faisait au minimum le double du bâtiment actuel en longueur vers le sud. Cette partie sud du bâtiment était légèrement en retrait par rapport à la façade du logis ; elle abritait probablement les dépendances de la ferme. A cette époque, l'escalier droit parallèle à la façade et desservant l'étage existait déjà puisqu'il est représenté sur le cadastre. Par ailleurs, les autres bâtiments qui composaient la ferme étaient un bâtiment de dépendances situé au nord-ouest de l'ensemble, un autre bâtiment de dépendances situé au sud-ouest du logis et enfin un fournil, qui figure en jaune sur ce document, ce qui signifie qu'il était déjà en ruines au début du 19e siècle. Le bâtiment de dépendances situé au sud-ouest n'existe plus, il a été remplacé par une grande étable construite au sud au début du 20e siècle. L'usage du granite bleu pour la maçonnerie et les encadrements de baies de ce bâtiment témoigne de cette époque de construction. L'autre bâtiment de dépendances figuré sur le cadastre de 1833, au nord-ouest de l'ensemble, existe encore partiellement aujourd'hui. Il a également été agrandi à l'ouest au début du 20e siècle.Le logis, ou tout au moins ce qu'il en reste aujourd'hui, présente une disposition des pièces tout à fait atypique pour un logis de ferme. Le nombre de pièces à feu ainsi que leur disposition laissent d'ailleurs supposer qu'au moment où il a été construit, ce bâtiment n'abritait pas une ferme. En effet, le Brézel est mentionné comme un lieu correspondant à un ancien manoir, ce bâtiment correspond très vraisemblablement aux vestiges de cet ancien manoir. Plusieurs éléments nous permettent d'avancer cette hypothèse : parcellaire très aéré (champs de grandes dimensions autour de ce bâtiment), présence de plusieurs pièces à feu dans le logis, dont certaines à l'étage, grand soin accordé aux éléments tels que les baies de la façade ouest et les cheminées. Certaines caractéristiques architecturales de ce bâtiment : façade ouest en pierre de taille, chanfrein présent sur les encadrements de baies ou encore forme de la cheminée du pignon sud au rez-de-chaussée témoignent d'une architecture de la fin du 16e siècle. L'ensemble a été remanié, notamment à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, époque qui correspond à la construction de nouvelles dépendances et vraisemblablement à la disparition de toute la partie sud du bâtiment.Cet ancien manoir appartenait aux de la Vieuville en 1513, puis, en 1539, il passe par alliance aux du Chastellier seigneurs de Villavran jusqu'à la fin du 16e siècle. C'est vraisemblablement à cette famille que l'on doit la construction du manoir dont le bâtiment actuel constitue un vestige. Au début du 17e siècle, il est vendu par la famille de la Haye, seigneurs de la Haye-Saint-Hilaire aux Préhu, seigneurs de la Gendrière. Au milieu du 18e siècle, cet ancien manoir appartenait aux Gesland, seigneur de Lauvrais.Lors d'une précédente enquête d'inventaire, réalisée dans les années 1970, le toit du logis possédait encore un coyau (pièce oblique d'un versant de toit adoucissant la pente du versant dans sa partie basse). La toiture a été refaite depuis cette époque et le toit a perdu son coyau d'origine. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet