Lycée Auguste Brizeux, 6 rue Bourg-les-Bourgs (Quimper)
— Quimper (Finistère Sud)
📝 Description
Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu en ville à Quimper. Historique : Le lycée Brizeux de Quimper fut pendant de nombreuses années un établissement secondaire exclusivement féminin.Installation du collège de jeunes filles dans les bâtiments de la congrégation du Sacré-CœurEn 1908, le maire de Quimper, Théodore Le Hars, qui souhaite établir dans sa ville un collège de jeunes filles, obtient l'expropriation du couvent du Sacré-Cœur. Le tribunal civil de Quimper fixe l'indemnité d'expropriation à 14 0000 F, la moitié du coût d'acquisition étant susceptible d'être prise en charge par l’État. Les sœurs du Sacré-Cœur, congrégation qui se consacrait elle-même à l'éducation des jeunes filles, s'était installée, en 1817, sur les terres du couvent des Capucins, vendues comme biens nationaux en 1791. Mais les bâtiments dont prend possession la commune ont été construits entre 1853 et 1866 par le très prolixe architecte départemental et diocésain, Joseph Bigot (1807-1894) et achevés par son fils, Gustave (1831-?) (plan de 1893).C'est dans cet ensemble, nécessitant travaux suite aux heurts qui accompagnent la loi de séparation des Églises et de l’État à Quimper, que s'installe le collège de jeunes filles. L'architecte de la Ville, J. Pairaud, est chargé de cette réhabilitation. L'établissement est créé par le décret présidentiel du 7 novembre 1908, signé par le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Gaston Doumergue. Il devient lycée en 1920 et prend le nom du poète Auguste Brizeux.Pendant la Seconde Guerre mondiale, le lycée est successivement hôpital militaire français puis allemand. Les élèves sont d'abord envoyées au lycée agricole de Bréhoulou à Fouesnant puis, à Quimper, à l'école normale d'instituteurs et dans une maison qui prend le nom "d'annexe Kergos".Le lycée reprend possession des lieux après guerre, dans des locaux qui n'ont pas été à proprement parler sinistrés, mais qui sont tout à la fois vétustes, délabrés et exigus. Un accord d'indemnisation suite à l'occupation par les troupes françaises est d'ailleurs trouvé, en 1949, à hauteur de 775 000 F.Agrandissement du lycée dans les années 1950Sous l'effet de l'explosion de la démographie scolaire, un internat provisoire est installé dans l'école Paul Bert, en 1949. Le 26 mai 1950, le Conseil municipal décide de céder gratuitement une partie de 3 ha 75 du terrain acquis en 1908, afin qu'il puisse agrandir le lycée. La construction de deux internats et d'un externat est confiée à l'architecte Raymond Lopez (1904-1966). Le Conseil général des Bâtiments de France émet un avis favorable au projet, le 20 mars 1952. L'artiste breton Pierre Toulhoat (1923-2014) est choisi pour la décoration au titre du 1%. Son grand bas-relief "Armor", de 8 m par 2,3 m, est installé dans le foyer en 1962.Le lycée aujourd'huiEn 1975, la loi Haby qui généralise la mixité introduit, pour la première fois, des garçons dans l'établissement.En 1978, un nouveau bâtiment d'externat, est construit en lieu et place de l'aile ouest des bâtiments du 19e siècle (Louis Bizouarn, architecte).Au cours des années 1990, les internats connaissent une importante restructuration. La chapelle est ensuite transformée en CDI.Au début des années 2000, la restauration quitte la grande barre de sept étages et est implantée au nord-ouest, en limite de parcelle. Cinq logements de fonction, sous forme de maison individuelles mitoyennes, sont également construits le long de la rue Bertrand de Rosmadec.Le lycée propose aujourd'hui des formations aux bacs généraux et à certains bacs technologiques. Il accueille, en 2017-2018, 759 élèves dont 97 internes, auxquels s'ajoutent ceux des lycées généraux et professionnels Chaptal. Les effectifs ont culminé à plus de 2 000 élèves en 1970, mais l'établissement comportait alors un collège. Depuis 2002, les établissements sont séparés. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet