Eglise paroissiale Saint-Ronan, place de l'Eglise (Locronan)
tour occidentale proche par son style de celles de la cathédrale de Quimper — Locronan (Finistère Sud)
📝 Description
Ce site patrimonial est un tour occidentale proche par son style de celles de la cathédrale de Quimper situé en milieu en village à Locronan. Son origine remonte aux périodes suivantes : 1er quart 15e siècle ; 2e moitié 15e siècle ; 16e siècle, 1400, 1599. Historique : Le lieu doit sa renommée au culte de saint Ronan, ermite originaire d´Irlande qui vécut au 9e ou plus probablement au 10e siècle. En 1031, apparaît la première mention de Locronan dans un acte du cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé, par lequel le comte Alain Canhiart fait don à l´abbaye de l´église de Saint-Ronan avec toutes les terres alentour. Si cette date est contestable, la fondation de Sainte-Croix elle-même n´étant pas antérieure à 1050, le fait décisif est la faveur manifestée au sanctuaire par la lignée comtale de Cornouaille, qui accédera bientôt au trône ducal. Au 13e siècle, le pèlerinage, fréquenté par Pierre Mauclerc qui, selon Ogée, érige l´église en prieuré par son testament de 1250 et fait don de revenus pour subvenir aux frais du service religieux, et par saint Yves, connaît un développement important. De Jean IV à Anne de Bretagne, les princes de la dynastie de Montfort invoquent saint Ronan comme intercesseur pour assurer la prospérité de leur lignée. Les habitants du bourg qui, dès le 14e siècle, fabriquent des toiles à voiles exportées en Angleterre et en Zélande, bénéficient d´une exemption de fouage accordée par Jean IV vers 1389, confirmée par son fils en 1408, 1426 et 1441. Jean V, qui se rend en pèlerinage à Locronan en 1408 et y délègue son fils aîné en 1430, participe directement à la reconstruction de l´église en octroyant en 1424 une somme de 50 écus d´or pour l´édifice du pignon, qui marque l´ouverture d´un chantier mené assez rapidement, d´ouest en est, en l´espace d´un demi-siècle.La progression des travaux est marquée par la présence, sur la clé de voûte de la sacristie, des armes du prieur Guillaume de Villeblanche, conseiller de Pierre II qui, en 1451, confirme à son tour et étend les exemptions fiscales dont jouit Locronan. Enfin, en 1475, François II adresse un mandement autorisant les habitants à utiliser pour l´achèvement de l´église le produit du billot, impôt sur la vente du vin. En 1485, Pierre Le Goaraguer, maître d´oeuvre du transept de la cathédrale de Quimper, se trouve à Locronan : cette présence est certainement à mettre en rapport avec l´ouverture du chantier de la chapelle du Pénity, accolée au sud-ouest de l´église, entreprise à la fin du 15e siècle et achevée au début du 16e grâce au mécénat d´Anne de Bretagne, dont les armes (mi-parti de lys et d´hermines) figurent à la maîtresse-vitre.En 1808, le clocher pyramidal qui couronnait la tour occidentale est renversé par la foudre. L´architecte diocésain Bigot intervient à partir de 1846 en réparant la couverture de la nef, en dégageant les abords, en reconstruisant des sections de voûte dans la chapelle du Pénity. En 1850, pour résoudre les problèmes d´infiltration causés par une couverture défectueuse au niveau des galeries du toit, les chéneaux en pierre sont couverts par une structure en zinc, et les joints détériorés comblés au ciment. Depuis 1893, le service des Monuments historiques procède avec plus ou moins de régularité à des travaux d´entretien ou à des restaurations ponctuelles de l´édifice. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet